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En savoir plus sur Anthony Glaziou – Ultra VTT

En savoir plus sur Anthony Glaziou – Ultra VTT

Le parcours sportif d’Anthony Glaziou

Anthony a commencé le sport assez tard, à 12 ans. « Je suis né dans une famille de cyclistes, notamment mon père et mon oncle, donc je me suis mis au vélo », commente le natif du centre-Bretagne et plus précisément de la région de Gourin. Après un an des mise en jambes chez les cyclotouristes, Anthony rejoint les minimes des Chasseurs cyclistes de Gourin. Dès 2004, il est champion (minime 2) du Morbihan sur route et champion des écoles (de Bretagne) sur piste. En 2005, il se met au cyclo-cross : « J’ai gagné dès ma 3e course à Kerampuilh, à Carhaix, le 26 décembre, je m’en souviens très bien. »
Anthony prend dès lors l’habitude de lever les bras, au rythme « de 5 à 15 victoires par an sur piste, sur route et en cyclo-cross, mais en avril 2006, alors que j’étais cadet 2, j’ai été percuté par une voiture à Guiscriff. Je suis revenu en fin de saison et j’ai gagné à nouveau. »
En junior 1 et 2, les choses se compliquent un peu en raison d’un problème ligamentaire, puis en 2e catégorie espoir, en 2012, il fait une grosse chute pendant une course : « Je suis tombé sur la hanche. Je me suis fracturé le bassin, j’ai eu une hémorragie interne et je me suis sectionné le psoas… Il m’a fallu 3 ans avant de pouvoir remonter sur un vélo et 4 ans pour recommencer à rouler normalement. »
À la reprise en 2016, Anthony n’a plus les mêmes sensations sur route et avoue même cohabiter avec une certaine peur de la chute, « je n’arrivais plus à frotter de la même façon, je me retrouvais souvent en queue de peloton. Je n’osais plus aller dedans ».
C’est alors que le VTT prend une place qui ne va pas cesser de se développer. « J’ai toujours aimé le VTT, j’en ai toujours fait l’hiver. Je voulais essayer en compétition, j’ai aimé ça et j’ai su que c’est ce que je voulais faire. » Ainsi, en avril 2019, il dispute sa première compétition à Belle-Île en terre. Après avoir pris ses marques, Anthony devient rapidement compétitif : 1er de l’Ultra Roch des Monts d’Arrée et record sur le raid (100 km) de Crozon, victoire aux 6h VTT de Saint-Avé et de Tremelin, victoire sur l’Opale marathon VTT (128 km), 19e des Roch d’Azur et 77e de la MB Race (étape du Challenge MTB Alpine Cup). « Sur cette course, on était 3000 à partir. C’est la course la plus dure du monde ». La 10e édition de cette épreuve ultra qui se dispute sur le territoire du Mont-Blanc est le principal objectif d’Anthony en 2020. Il sera au départ le 4 juillet.


Les questions que l’on avait envie de poser à Anthony Glaziou


Ton premier souvenir de sport ?
Ce sont mes premiers kilomètres de vélo avec mon cousin Éric. C’est lui qui m’a appris à rouler sans les petites roues à l’arrière. Il avait 7 ans de plus que moi. Il est décédé en 2016. J’ai tout fait avec lui, jusqu’au bout…

Qu’est-ce que le sport t’a appris jusqu’ici ?
De ne jamais rien lâcher. Mes blessures liées à la pratique sportive m’ont appris la même chose. Il faut persévérer. Quand j’ai franchi la ligne de la MB Race au terme des 144 km, après 8000 m de D+ et 12h30 d’effort, j’étais au bout, comateux, je ne savais plus comment je m’appelais ! Je ne pense qu’à l’édition 2020, tous les jours. Elle sera support des championnats de France XC marathon, le 4 juillet.

Quelles valeurs associes-tu au sport ?
Principalement l’humilité. Même dans la victoire, on n’est pas parfait, on peut toujours faire mieux, améliorer les choses. Le sport apprend à toujours se remettre en question.

Quel sportif est ton modèle ?
J’en ai deux, Julien Absalon (1) en VTT et Fabian Cancellara (2) sur route. Absalon, il est humble et super fort. Il calcule tout, c’est un perfectionniste. Cancellara, c’est la force tranquille. Il reste en ligne sur le vélo, passe Paris-Roubaix tout en puissance. J’adore son style. J’avais des posters de ces deux-là partout dans ma chambre.

Le plus grand exploit sportif pour toi ?
Quand Lance Armstrong est revenu sur le Tour de France en 2009 pour tenter d’en gagner un 8e… Il fait 3e. C’était son dernier Tour. Je le trouvais plus humble que lors de ses 7 victoires. On pense de lui ce que l’on veut, mais c’était un gros bosseur. Tous les ans, il reconnaissait le Tour de France en entier avant de le courir. Il savait se préparer physiquement et s’entrainer, il pesait tous ses aliments, mais malheureusement, c’est vrai qu’il a aussi eu recours à des moyens illicites…

Quelle est ta relation avec le matériel vélo ?
J’aime encore plus le matériel que les cyclistes. Je connais toutes les pièces vélo. Je suis passionné. Je suis tout cela de très près, je me tiens au courant, je me renseigne sur tout ce qui se fait.

Quelles sont les évolutions du matériel qui t’ont le plus marqué ?
Je dirais surtout les VTT tout suspendus qui apportent souplesse et tenue de route et les freins hydrauliques qui donnent de la force de freinage et qui ne grippent jamais. Sur les vélos de route, ce qui m’a marqué, ce sont les roues carbone à hauts profils. Elles ont apporté de l’inertie. J’aimais bien les 50 mm. Il y a aussi les vitesses électriques et notamment le Di2 de Shimano. J’en ai été équipé dès 2010. J’ai adoré tout de suite ! Tu mets une impulsion et ça passe, y compris avec les gros gants d’hiver ! J’adore ce système sur les vélos de route, mais en VTT, je trouve ça encore un peu trop lent, mais je suis très exigeant…

Plus globalement, quel regard portes-tu sur l’évolution des vélos ?
De 1990 à 2005, les vélos ont énormément évolué. En VTT ça n’a plus rien à voir. Il n’y avait pas de suspensions, ils faisaient près de 20 kg, n’étaient pas maniables, avaient peu de vitesses, les Vbreak frottaient les roues, il n’y avait pas de cales automatiques… Quand tu regardes les vieilles publicités, c’est impressionnant de voir à quoi ressemblaient les meilleurs vélos de l’époque… Ça fait peur ! Depuis 15 ans, je trouve que les évolutions sont moins importantes, à part sur mon Trek Supercaliber de cette année. Il est absolument dingue ! 

C’est le moment de nous parler de ton Trek Supercaliber 9.9 XTR Project One !
Ah lala, c’est la révolution dans le monde du VTT ! Il allie légèreté, confort, rigidité et maniabilité. Il emmène vraiment tous les paramètres au plus haut niveau. Sincèrement, pour moi, le Supercaliber 9.9 ce n’est rien de moins qu’une vraie révolution dans le monde du VTT !

Que représente la marque Trek pour toi ?
Trek a toujours été à la pointe de la technologie, au top dans tous les domaines, sur route comme en VTT. C’est une marque référence depuis des années. Le premier vélo Trek qui m’a marqué, c’est celui de l’équipe Discovery Channel de Lance Armstrong. Ce vélo (3) me faisait rêver, c’était du gros calibre. Mon oncle et mon beau-frère ont été les premiers à acheter des Trek au bicycle store de Gourvily à Quimper, il y a une dizaine d’années, et ils me faisaient vraiment envie ! Le Supercaliber est donc mon premier Trek c’est une grosse claque ! 


(1) : Julien Absalon a été champion olympique VTT cross-country en 2004 et 2008, champion du monde : 2004, 2005, 2006, 2007 et 2014, champion d’Europe : 2006, 2013, 2014, 2015 et 2016, 1er du classement général de la Coupe du monde en 2003, 2006, 2007, 2008, 2009, 2014 et 2016 (33 manches gagnées), 14 fois champion de France.

(2) : Le Suisse Fabian Cancellara est surnommé Spartacus et faisait partie de l’équipe Trek Factory Racing en 2014-2015, puis de l’équipe Trek-Segafredo en 2016. Il a été médaille d’or du contre-la-montre des Jeux olympiques de 2008 et 2016, champion du monde contre-la-montre 2006, 2007, 2009 et 2010, vainqueur de Paris-Roubaix en 2006, 2010 et 2013, de Milan-San Remo en 2008, du Tour des Flandres en 2010, 2013 et 2014 et il compte 8 victoires d’étapes du Tour de France et 3 victoires d’étapes du Tour d’Espagne.

(3) : Madone SSL, couleur gloss Black/Blue Pearl Carbon, cadre OCLV 55 Carbon Superlight, fourche Bontrager Race XXX Lite (OCLV 110 Carbon), roues Bontrager Race XXX Lite, Shimano Dura-Ace. Voir les images ci-dessous.