En savoir plus sur Baptiste Veistroffer – triathlon

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En savoir plus sur Baptiste Veistroffer – triathlon

Le parcours sportif de Baptiste Veistroffer

« J’ai débuté par le foot, vers 6-7 ans, puis je suis passé au golf. J’y ai joué de 11 à 15 ans. J’ai alors déménagé de la région de Cholet vers celle de Quimper et le golf ne me motivait plus énormément. Il ne me permettait pas de me défouler », résume Baptiste Veistroffer, qui fêtera ses 20 ans au mois de mai (2020). Après une année sans faire de réel choix de pratique sportive, le jeune homme, qui a alors 16 ans, signe au Quimper triathlon en 2016. « J’ai toujours cherché une forme de polyvalence et de diversité dans le sport, alors le fait que le triathlon s’appuie sur 3 disciplines m’a décidé à m’y mettre ». Des trois sports, c’est en vélo que Baptiste a les bases les plus solides. Son père et son grand-père sont des cyclistes patentés. Baptiste a d’ailleurs l’habitude d’emprunter le cadre acier de son père, ancien cycliste de très bon niveau. « Le vélo m’a offert une sensation de liberté et de découverte. J’ai aussi vite perçu que c’est un sport exigeant et de dépassement de soi, ce qui me plaisait ».
Lors de ses deux premières années de triathlon, Baptiste s’entraine sans trop chercher la performance : « Je voulais m’amuser et m’épanouir. Ensuite, j’ai cherché à me réaliser, à me dépasser, à découvrir chaque jour de quoi j’étais capable. Ma relation aux autres a aussi beaucoup changé. J’ai notamment trouvé un groupe d’entrainement à Lorient, où je fais mes études, avec des gars de toute la Bretagne comme Sébastien Le Coq, Charly Martin et Thibaut Fargeas, qui font de la D2 à Pontivy. Cette année, je me suis aussi beaucoup entrainé avec Édouard Hervier. »


Les questions que l’on avait envie de poser à Baptiste Veistroffer

Qu’est-ce que le sport t’a appris jusqu’ici ?
J’ai beaucoup appris sur moi, donc je me connais mieux. J’ai gagné en sérénité et en confiance. Ça a donné un sens inattendu à ma pratique sportive, ça lui a donné de l’épaisseur, ça l’a renforcée. Tout ça m’encourage à poursuivre mon chemin. Du coup, je suis aussi un peu en recherche de mes limites…

Quel sportif serait ton modèle ?
J’aime bien Vincent Luis, c’est quelqu’un qui apprend beaucoup de ses erreurs. Il a connu un échec au JO de 2016 (1), mais il a réussi à se reconstruire et à rebondir en devenant champion du monde (2). J’aime aussi beaucoup Lionel Sanders, le Canadien. Il a une façon assez différente de s’entrainer, dans la douleur et dans la force. Il a y également les Norvégiens que j’aime bien. Ils participent à toutes sortes d’épreuves différentes. Ils sont en avance dans leur façon de s’entrainer. Ils s’entrainent de façon très dure, ils font des séances que personne n’ose faire, ils travaillent beaucoup sur la physio. Ils sont à part. Un triathlète comme Kristian Blummenfelt m’inspire pas mal. Il roule dans le froid et bosse beaucoup en intérieur.

Quel est le plus grand exploit sportif pour toi ?
Ce n’est peut-être pas le plus grand exploit sportif de l’histoire, mais j’ai beaucoup aimé ce qu’a fait Julian Alaphilippe sur le Tour de France 2019 (3). Il n’était pas attendu, il a su se dépasser. Je pense qu’il a touché ses limites. C’est beau ce qu’il a fait. Il a démontré beaucoup de panache et je trouve que ça manque de nos jours dans le sport pro. Le sport moderne est très sage, sous contrôle, ce qui donne souvent la sensation qu’il est bridé. Alaphilippe, il a tout joué, tout misé. Ça passait ou ça cassait.

Quelle est ta relation avec le matériel vélo ?
Je m’entends très bien avec lui (rire). Plus sérieusement, j’aime rouler sur du bon matériel, qui donne presque la sensation d’avancer tout seul (rire). J’aime me faire plaisir sur du bon matériel, c’est parmi les choses qui me plaisent le plus dans le sport. Je prends donc soin de mes équipements, parce qu’au-delà du plaisir que me donne le bon matériel, selon moi, il représente 20% de la performance. J’ai donc tout intérêt à y faire attention ! 

Quelles sont les évolutions du matériel vélo qui t’ont le plus marqué ?
Les progrès de l’aérodynamique ont été énormes. À ça, on ajoute le gain en rendement et l’efficacité des vélos sur la route et on obtient plus de sensations et de vitesse. Ces progrès rendent aussi le sport plus spectaculaire.

C’est le moment de nous parler de tes vélos Trek !
Alors, j’ai commencé par un Madone 9 SL. C’est le premier vélo avec lequel j’ai ressenti des sensations, de la vitesse, que la force de mes jambes était démultipliée. Le passage au Madone a été une marche importante, un changement radical qui m’a ouvert les portes d’un monde d’aérodynamisme, mais aussi de confort. Car la technologie Isospeed dans la tige de selle apporte vraiment un confort incroyable au vélo. Ensuite, il y a eu le Speed Concept project one à l’automne 2019. Alors là, je suis entré dans une autre dimension ! J’avais l’impression d’aller tout le temps très vite, à n’importe quelle intensité et à n’importe quelle puissance ! On vole sur la route, on avance sans faire d’efforts ! Cette sensation se traduit clairement en termes de performances. Il faut aussi dire que le plaisir est démultiplié. Le cadre du Speed Concept est terrible, mais c’est un ensemble, avec les roues (Bontrager Aeolus XXX 6). Tout est travaillé pour la vitesse. Quand on est sur le vélo, on ne fait plus qu’un avec lui. C’est la première fois que je roule sur un vélo de chrono et je ne m’attendais vraiment pas à ça. Ça ouvre des possibilités encore inconnues pour moi et j’ai hâte d’aller plus loin encore dans cet univers du vélo de chrono.

Que représente la marque Trek pour toi ?
Ce qui me vient principalement à l’esprit c’est Paris-Roubaix avec Cancellara, les classiques flandriennes. Trek, pour moi, c’est l’excellence. Je ne vois pas d’autres marques qui produisent des produits aussi aboutis ou avancés. Trek c’est aussi un esprit fun. L’idée est de s’amuser en roulant, tout en étant performant. Ça me correspond parfaitement et je pense d’ailleurs que c’est ce que tout sportif recherche !


(1) : Candidat à un podium au JO de Rio en 2016, Vicent Luis termine 7e.
(2) : En 2019, Vincent Luis remporte les séries mondiales de triathlon du circuit WTS après avoir remporté la Super League Triathlon en début de la même année.
(3) : Julian Alaphilippe prend le maillot jaune du Tour de France lors de la 3e étape, le perd lors de la 6e étape pour le reprendre au terme de la 8e étape. Il remporte ensuite le contre-la-montre (de la 13e étape), ce qu’aucun Français n’avait réussi à faire depuis 2001 (Christophe Moreau). Alaphilippe perd finalement le maillot jaune lors de la 19e étape, mais se bat jusqu’au bout et termine 5e du classement général. Il obtient le prix de la combativité du Tour de France 2019.