En savoir plus sur Jérémy Bescond – route

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En savoir plus sur Jérémy Bescond – route

Le parcours sportif de Jérémy Bescond

Parcours

Né à Douarnenez en février 1991, Jérémy Bescond est immédiatement parti en famille dans la région de Grenoble où son père est nommé professeur d’EPS. D’abord attiré par le football, sport pour lequel il se révèle plutôt doué, Jérémy intègre le centre de formation du Grenoble foot 38 où il côtoie le futur champion du monde 2018, Florian Thauvin, d’un an son cadet. « Il y a beaucoup de pression dans le foot et je piquais des crises quand on perdait, alors vers 13 ans, j’ai voulu partir vers un sport individuel », résume Jérémy.
Après une année pendant laquelle il est blessé puis une seconde année sans sport, ce n’est finalement qu’à 15 ans que l’ado se met réellement au vélo, en intégrant le club de Seyssinet-Seyssins, dans la banlieue grenobloise. « Au début, j’ai pris des tirs (rire), puis ç’a été de mieux en mieux. En 2009, à 18 ans, j’ai gagné une étape d’une course internationale, le Tour du Valromey (1). Je suis alors passé directement en DN1, à Vaulx-en-Velin. »

En route vers le monde pro

« Ma première année amateur a été compliquée. J’ai par exemple terminé dernier du Tour d’Alsace 2010, mais ça m’a permis de progresser plus vite dans les classes 2, où des pros courent avec des amateurs. Je suis ensuite passé pro en espoir 3, à 20 ans, chez Cofidis », retient Jérémy. Malheureusement, dès le début de son premier stage hivernal, il est plombé par une mononucléose qui évolue en toxoplasmose, ce qui ruine sa première année chez les pros.
Sa convalescence est longue et douloureuse, si bien qu’au terme de sa deuxième année pro, en 2014, il redescend chez les amateurs. « C’est là que mon histoire avec Trek a commencé », souligne Jérémy, qui reprend une licence en Isère (au Charvieu-Chavagneux Isère Cyclisme), même s’il vit en Bretagne.

Équipé d’un Émonda SLR par le Trek Bicycle store de Quimper, il gagne l’étape du Tour 2015 à La Toussuire. « Trek France m’a repéré et a choisi de me donner encore plus de moyens en vue de la saison 2016 (roulée sous les couleurs de Côtes d’Armor-Marie Morin). En plus de l’Émonda, j’ai eu un Speed Concept et surtout un Madone, dès sa sortie, à l’automne 2015. J’étais le seul à rouler en Madone en amateur ».

L’Alpe d’Huez en tête

En 2016-2017, Jérémy passe une nouvelle (et dernière) saison parmi les pros (chez HP BTP-Auber 93). La relation avec son directeur sportif n’est pas bonne. « Quand je suis revenu chez les amateurs (chez Côtes-d’Armor-Marie Morin), j’ai aussi retrouvé un partenariat avec Trek ».

C’est le moment pour Jérémy d’entamer sa reconversion professionnelle comme commercial dans  l’automobile. « Depuis 2017, je fais beaucoup moins de vélo, j’ai moins le temps. Désormais, je roule surtout dans le secteur de Landerneau, avec les Amis du mercredi et le dimanche, avec les cyclos. C’est du vélo plaisir. »Jérémy Bescond a pourtant un projet en tête : « Je me suis toujours dit que je ferai le triathlon de l’Alpe d’Huez, car j’ai habité un bon moment sur les routes qu’il emprunte. » La course à pied et la natation ? Jérémy ne s’en vante pas, mais il possède pourtant des bases solides dans les deux disciplines : « J’ai toujours couru. Gamin, mon père m’y forçait. Il m’a aussi fait nager. J’ai aligné jusqu’à 5-6 fois par semaine pendant 2 ans », rappelle celui qui pourrait donc se laisser tenter par le triple effort dans les années à venir. Affaire à suivre !


Les questions que l’on avait envie de poser à Jérémy Bescond

Qu’est-ce que le sport t’a appris jusqu’ici ?
Il m’a appris à ne jamais baisser les bras. Il y a des jours où ça ne pas sur le vélo et celui d’après, tu voltiges. J’ai retrouvé ça dans mon métier de commercial. Il ne faut jamais se mettre la tête sous l’eau, se dire que ça ne va pas le faire. On ne sait jamais de quoi demain est fait. Quand avec mes parents on vivait en Isère, à Laffrey, j’aimais rouler des heures et des heures dans les grands cols du secteur. Souvent je rentrais en fringale. Je suis toujours parvenu à rentrer. Combien de fois je suis remonté chez moi en pleurant, sans eau ou sans rien à manger… La pratique du vélo d’endurance m’a aussi sensibilisé à être au contact de la nature, à réfléchir, voire à méditer, à laisser filer l’esprit… En fait, je n’ai jamais trop aimé la compétition… Ce n’est pas forcement ce que je cherchais dans le sport…

Quel sportif serait ton modèle ?
Lance Armstrong. J’ai débuté le vélo à cause de lui. C’est ma génération. Il roulait sur Trek. Il s’est passé ce qu’il est passé, on connaît l’histoire, peu importe son image, mais c’était un sacré bonhomme sportivement parlant. Il a une histoire incroyable. Il est quand même revenu du cancer pour gagner 7 Tours de France. Il a été le premier à faire des reconnaissances quasi complètes du Tour, y compris les chronos.

Quel est le plus grand exploit sportif pour toi ?
Je vais rester dans le vélo, même si la carrière de Martin Fourcade est truffée d’exploits. Je vais donc évoquer Bradley Wiggins (2), qui n’est pas grimpeur et sur qui personne ne mettait un centime pour une victoire sur le Tour de France. Il s’est lancé dans une longue préparation et il gagne le Tour 2012. Aller, il y a aussi la première victoire de la Coupe du monde de foot, en 1998. Je regarde le foot depuis toujours, alors que je ne regardais jamais le vélo quand j’étais pro.

Quelle est ta relation avec le matériel vélo ?
Au début, quand j’étais jeune, je me fichais un peu du matériel que j’avais, mais j’étais très pointilleux. Quand je suis passé chez Trek, j’ai trouvé à Quimper des gens aussi pointilleux que moi. On a poussé loin les détails en testant des roulements céramiques, toutes sortes de boyaux. On essayait de tout optimiser. En résumé, la réflexion sur le matériel n’avait qu’un objectif : la performance.

Quelles sont les évolutions du matériel vélo qui t’ont le plus marqué ?
L’arrivée du nouveau Madone, fin 2015. Il y avait beaucoup d’innovations sur ce vélo. La première fois que je suis monté dessus, je me suis dit que ça allait être de la triche, que je gagnais trop de watts ! Ce vélo-là a été un saut technologique à lui tout seul !

C’est le moment de nous parler de tes vélos Trek !
Mon Émonda SLR disc, c’est un vélo passe-partout. Il est léger. Il fait 6,9 kg avec des disques. Dessus, j’ai des roues en carbone, des Bontrager Aeolus Pro 3, qui passent partout. Chaque année où j’ai bossé avec Trek, j’ai eu un Émonda. Son gros point fort, c’est sa géométrie. Je me pose dessus et c’est nickel tout de suite. Quand j’étais pro, j’ai roulé sur d’autres marques bien connues et j’ai mis beaucoup plus de temps à me poser sur ces vélos-là. Pareil pour les Speed concept, j’ai immédiatement été bien dessus à chaque fois. Une fois posé en position chrono, je n’avais jamais besoin de me relever, j’étais tout le temps sur les prolongateurs.

Que représente la marque Trek pour toi ?
C’est tout simplement la meilleure marque que j’ai connue et pourtant j’en ai eu pas mal de différentes. Je suis quelqu’un d’honnête et j’affirme que ce sont les meilleurs vélos sur lesquels j’ai roulé. Et puis on en a parlé tout à l’heure, qui n’a pas rêvé de rouler sur un Trek quand on voyait Armstrong gagner tous ses Tours de France ? C’est ça aussi Trek, c’est une partie de la légende et de l’histoire du vélo.


(1) : Le Tour du Valromey est une course cycliste française par étapes qui a été créée en 1988 et qui est uniquement disputée par des juniors (17/18 ans). L’épreuve se nomme désormais Ain Bugey Valromey Tour.

(2) : L’Anglais Bradley Wiggins est multimédaillé des championnats d’Europe, du monde, du Commonwealth ou des Coupes du monde sur piste, mais a surtout fait tomber 7 médailles olympiques dans son escarcelle : or sur la poursuite individuelle à Athènes en 2004, or des poursuites individuelle et par équipe à Pékin en 2008 et or de la poursuite par équipes à Rio en 2016. De 2001 à 2016, Wiggins a néanmoins fait partie d’équipes de course sur route, notamment la Sky, de 2010 à 1015, sous les couleurs de laquelle il a gagné le Tour de France en 2012.