En savoir plus sur Matthieu Diverres – duathlon

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Le parcours sportif de Matthieu Diverres

Jusqu’à son entrée en fac de médecine, en 2002, Matthieu Diverres jouait au tennis. « À ce moment, j’ai tout arrêté, mais je me suis mis à courir, à nager et à faire du vélo. En deuxième année, j’ai commencé le triathlon, plutôt en dilettante », résume Matthieu. Champion de Bretagne de duathlon dès 2012, l’année où il termine ses études de médecine, le jeune docteur estime qu’il doit combler un déficit à vélo et il y travaille, à partir de 2013.
L’année suivante, il décide d’arrêter le triathlon pour ne plus se consacrer qu’au duathlon et participe désormais au circuit national des Grand Prix. En 2014, il s’aligne également sur des courses cyclistes : « En Grand Prix, j’ai pris conscience de mes lacunes en peloton. Les courses cyclistes m’ont beaucoup aidé techniquement. J’ai pu travailler et progresser dans le placement, les relances, j’ai aussi appris à m’économiser en course. J’ai réussi à combler mon déficit technique assez vite. J’étais plus à l’aise dans les placements, mes trajectoires étaient meilleures et mieux maitrisées et j’ai aussi appris à frotter. »
En 2018, Matthieu chute en course et se casse la main : « Ça m’a bloqué pendant 3 mois. Je ne fais plus de courses cyclistes, je travaille plutôt des petits circuits de 4-5 km avec des virages et des relances », conclut celui qui évolue en D1 de duathlon avec l’équipe picarde de Noyon depuis 2016.


Les questions que l’on avait envie de poser à Matthieu Diverres

Qu’est-ce que le sport t’a appris jusqu’ici ?
Je pense qu’arrivé à un certain niveau, tu apprends que c’est la persévérance qui paie. Tu connais forcément des échecs et tu traverses des moments où ça ne va pas, alors tu as envie d’arrêter, tu te remets en question… Le fait de persévérer te démontre que ça finit par payer.

Quel sportif serait ton modèle ?
C’est le tennisman Roger Fédérer. Il est gentleman, très classe, très compétiteur, mais il a aussi des failles. On l’a vu perdre des finales, notamment à Roland Garros, où il a fini par gagner, en larmes. Je trouve que c’est sympa que les plus grands sportifs de l’histoire aient des failles, autrement on regarderait des robots faire du sport…

Quel est le plus grand exploit sportif pour toi ?
Je pense que, pour le meilleur et pour le pire, c’est le record du monde de Békélé sur 10000 m, en 2004. Au bout de 2-3 km, il est tout seul et il va chercher le record du monde en solo. Je suis quand même assez suspicieux face à ce genre de performance, mais pour tous ceux qui ont fait de la piste et du demi-fond, ce qu’a produit Békélé ce jour-là est tout simplement ahurissant.

Quelle est ta relation avec le matériel vélo ?
Au départ, le vélo n’était pas ma discipline de prédilection, je ne m’y intéressais pas plus que ça. Je n’avais pas de vélos haut de gamme, je n’apportais pas de soin particulier à mon matériel. Avec le temps, j’ai appris à faire plus attention aux détails, à choisir mes pneus, le type de roues que j’utilise. Je suis pragmatique, je me focalise sur ce qui est indispensable pour les compétitions. Par exemple, je ne veux pas rouler en Di2, car j’ai l’impression de m’exposer à une panne ou à un oubli de recharge. Je n’ai pas envie que ça m’arrive en compétition ou en déplacement. Je me définis donc comme un passionné raisonnable et pragmatique de matériel vélo.

Quelles sont les évolutions du matériel vélo qui t’ont le plus marqué ?
Mon premier vélo, c’était un vélo en aluminium. J’ai fait des tops 10 en triathlon avec lui. Quand je suis passé de l’alu au carbone, j’ai perçu une grosse évolution. C’était le jour et la nuit en ce qui concerne la réactivité et la tonicité. Depuis l’avènement du carbone, je ne perçois pas de grosses évolutions. Ça se joue plutôt sur les périphériques. Les freins à disques ont clairement changé la donne, surtout en peloton. On a gagné en qualité de freinage, notamment sous la pluie. Sur un Trek Émonda, les disques, c‘est super. C’est un vélo léger et le surpoids lié aux disques ne change pas énormément le profil du vélo.

C’est le moment de nous parler de tes vélos Trek !
Mon Madone SL 6 est un super vélo sur des terrains plats ou peu vallonnés. Il est à l’aise en relance, dans les petites bosses et les faux plats, mais il est un peu dur en montée et un peu trop exigeant pour la montagne. Avec son système Isospeed, il apporte beaucoup de confort. Mon Émonda SLR est un vélo typé montagne, à l’aise dès qu’il y a du dénivelé. Il est très léger, très rigide. Il est un peu moins confortable que le Madone et offre un peu moins de rendu à haute vitesse. Je vais utiliser l’Émonda en Grand Prix de duathlon, car il est à disques. Dès qu’il pleut, c’est un avantage. J’ai aussi un vélo de cyclo-cross, un Crockett 7 en alu. Je travaille la technique et l‘équilibre avec ce vélo pendant l’hiver.

Que représente la marque Trek pour toi ?
Mon premier souvenir Trek, c’est, comme pour beaucoup de personnes, les années Armstrong et ensuite il y a eu Cancellara. Je trouve que depuis quelques années, Trek fait des vélos très élégants, épurés. Cette classe, on la retrouve aussi dans les textiles fabriqués par Trek.


(1) : L’Éthiopien Kenenisa Békélé s’est emparé du record du monde du 10000 m en 26’20’31 (qui appartenait jusque-là à son compatriote Haile Gebrselassié, en 26’22’75), le 8 juin 2004, lors du Golden Spike d’Ostrava en République tchèque. Il battra son propre record, le 26 août 2005, en 26’17’’53, au cours du Mémorial Van Damme de Bruxelles en Belgique. Ce record tient toujours.